Complanter ou replanter sa parcelle ? Ce qu’il faut savoir

Complanter ou replanter sa parcelle ? Ce qu’il faut savoir
20 avril 2017

Complanter ou replanter sa parcelle ? Ce qu’il faut savoir

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Paradoxe bourguignon : la production est en baisse alors que les surfaces viticoles sont en progression ! Parmi les facteurs impliqués, les dépérissements jouent un rôle prépondérant. La mortalité induite génère une pratique accrue de la complantation (repiquage) au détriment de l’arrachage / replantation, mais cela n’est pas sans conséquence sur le potentiel de production. Le BIVB a développé un outil d’aide à la décision pour accompagner les viticulteurs bourguignons dans leur choix de replanter ou complanter une parcelle à partir d’éléments techniques et économiques. En complément, une plaquette technique a été éditée.

Une étude menée par le Pôle Technique du BIVB a montré qu’en moyenne le temps nécessaire à un complant pour atteindre son potentiel de production est de 9 ans ! Par exemple, pour une parcelle à 10 000 pieds/ha avec 4 % de complants et un rendement maximal théorique de 52,5 hL/ha, la perte de production est de plus de 12 hL/ha. Il est donc nécessaire de bien raisonner son choix. De plus, en moyenne, une étude menée par le Pôle Marchés et Développement du BIVB a montré que le coût d’un complant est de 7,70 € avec des variations importantes selon les stratégies d’entreprises.

Il est donc nécessaire de prendre en considération cet aspect coût de la complantation parfois sous-estimé. Une fois que la décision est prise, il existe quelques bonnes pratiques à mettre en œuvre afin d’optimiser son choix et ainsi s’assurer de la réussite de sa plantation ou complantation. D’autres alternatives existent comme par exemple  le greffage en fente ou le T-bud même si elles nécessitent un grand niveau de technicité.

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