Dépérissements et besoins en eau de la vigne

Dépérissements et besoins en eau de la vigne

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Ajoutée le 22/09/2017

Fiche technique

Dépérissements et besoins en eau de la vigne

Comme d’autres facteurs abiotiques, les sécheresses répétées agissent sur les dépérissements du vignoble. Cette fiche fait le point sur les conséquences pour la vigne du déficit hydrique.

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Comme pour tout végétal, le stress hydrique est lié à la disponibilité des ressources en eau dans le sol et à la demande atmosphérique (évapotranspiration).

 

L'alimentation hydrique de la vigne est déterminante pour le fonctionnement physiologique de base de la plante (croissance végétative et photosynthèse). Le rôle de l'eau est primordial durant tous les stades de développement végétatif et reproductif de la vigne, et sa disponibilité détermine les aspects quantitatifs et qualitatifs de la production.

  

Cette fiche étudie l'influence du besoin en eau sur le rendement et la longévité des parcelles. Elle rappelle les besoins en eau de la vigne en fonction des stades phénologiques et aborde les effets du changement climatique. Elle fait également le point sur les besoins en eau et leur influence dans les maladies du dépérissement.

A ce jour, peu d’informations sont disponibles sur le rôle des facteurs environnementaux dans le développement ou l’expression des maladies du bois.

On peut cependant noter pour l’Esca que la manifestation des symptômes foliaires est fluctuante d’une année sur l’autre. Les étés doux et pluvieux sont plus favorables à l’expression des symptômes de la forme lente alors que des étés plutôt chauds sont plus favorables à l’apoplexie. Une étude des bilans hydriques réalisée pendant trois années consécutives dans le vignoble bordelais montre que les stress hydriques de la vigne contribuent à inhiber l’expression foliaire. Cette étude montre également que les parcelles à forte réserve utile, dont le sol est caractérisé par une alimentation en eau non limitante, seraient plus atteintes par les maladies du bois. La manifestation de l’apoplexie est observée selon certaines conditions climatiques, notamment lors de périodes de sécheresse ou de vent fort. Elle est dûe à une évapotranspiration trop importante qui n’est plus compensée par un afflux en eau suffisant en raison de la faible quantité de bois fonctionnel.

Pour le BDA, la manifestation des symptômes foliaires est fluctuante d’une année sur l’autre, les étés doux et pluvieux étant favorables à leur extériorisation.

Pour les autres maladies du dépérissement, peu de résultats techniques sont publiés sur les effets des facteurs climatiques. De nombreuses questions se posent encore pour mieux comprendre les effets pluriannuels de la contrainte hydrique sur la physiologie de la plante.

 

 

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