Présentation du plan

Le Plan National Dépérissement du Vignoble traduit la volonté de la filière d’agir à tous les niveaux, de manière concertée, avec des moyens à la hauteur des enjeux pour lutter contre les dépérissements. Il s'adosse sur une gouvernance professionnelle unique et s'appuie sur un dispositif spécifique d'accompagnement.

Ce Plan s'inscrit dans la durée, dans un processus long et pluriannuel.

Agir sans attendre, sur tous les fronts, cela signifie d’abord donner des clés aux viticulteurs pour limiter les dépérissements, en tenant compte de leurs contraintes économiques et réglementaires. Mais c’est aussi travailler avec les pépiniéristes viticoles sur le matériel végétal, en les intégrant pleinement à la démarche. Et c’est, en même temps, engager un programme scientifique à l’échelle nationale et européenne, co-construit avec les équipes de recherche, permettant de combler les lacunes ayant été identifiées.

Pourquoi raisonner les dépérissements avec une vision intégrée et globale des connaissances ?

L’étude conduite par la mission FAM-CNIV-BIPE a montré que, pour mieux lutter contre l’érosion durable des rendements et la forte mortalité des ceps de vigne, il était nécessaire de prendre en compte l’ensemble des agressions biologiques qui frappe le vignoble français (virus, champignons, bactéries, phytoplasmes...), mais aussi les stress environnementaux, les pratiques culturales, les stratégies d’exploitation ou les contraintes technico- économiques.

Cette approche globale change le regard porté sur les dépérissements : l’enjeu n’est plus seulement d’apporter une réponse scientifique ou technique à certaines pathologies, en espérant trouver « la solution d’éradication des maladies ». Il apparaît nécessaire d’apporter une réponse différente à cette sensibilité accrue de la vigne aux stress, à l’échelle de chaque région viticole.

 

Présentation du plan de lutte contre le dépérissement de la vigne