Les 4 ambitions du plan

Chapo

Le Plan Dépérissement se structure autour de quatre priorités d’action ou ambitions interdépendantes et complémentaires.

Agir sans attendre, sur tous les fronts, cela signifie d’abord donner des clés aux viticulteurs pour limiter les dépérissements, en tenant compte de leurs contraintes économiques et réglementaires (Ambition n°1). Mais c’est aussi travailler avec les pépiniéristes viticoles sur le matériel végétal et notre capacité à renouveler le vignoble, en les intégrant pleinement à la démarche (Ambition n°2). C’est aller vers une coordination des réseaux d’observation du vignoble pour anticiper les crises (Ambition n°3). Et c’est, en même temps, engager un programme scientifique national et européen, renouvelé et co-construit avec les équipes de recherche (Ambition n°4). Complémentaires, ces quatre ambitions interagissent entre elles dans une démarche globale et intégrée.

Les 4 ambitions du plan

Ambition n°1 : Vers un réseau d’acteurs pour promouvoir la formation et le transfert des bonnes pratiques

Pour mobiliser les acteurs au niveau collectif et individuel il faut permettre la prise de conscience autour des enjeux et des risques liés aux dépérissements. La sensibilisation et l’appropriation du Plan passe par le relais d’informations par tous les vecteurs utilisables : formations, réunions professionnelles, réseaux sociaux, presse spécialisée etc.). Ce site internet, véritable plateforme collaborative, est central dans cette dynamique. Il permet aussi le partage de connaissances et encourage la technicité des opérateurs.

Ambition n°2 : Pour la production des plants en partenariat avec la pépinière viticole

Les dépérissements exacerbent les enjeux d’approvisionnement en matériel végétal. Quantitativement, la demande en plants est augmentée du fait des besoins d’arrachage et de complantation. Qualitativement, il faudra disposer demain de cépages adaptés aux enjeux épidémiologiques et du changement climatique. Trois chantiers sont prioritaires pour desserrer les contraintes pesant sur la filière. Il faut favoriser l’augmentation des surfaces de vignes-mères dans un modèle de production sécurisé et novateur. Cela devra se faire en construisant une relation de partenariat « gagnant-gagnant » avec la pépinière viticole. Enfin, il faut encourager l’évolution du cadre réglementaire en faveur de l’expérimentation

Ambition n°3 : Vers une coordination de réseaux d’observation du vignoble pour anticiper les crises et identifier des actions correctrice

Mettre en réseau les différents dispositifs de suivi de l’activité viticole en régions et s’en servir collectivement va permettre de renforcer la capacité de la filière à anticiper. Qu’elles concernent les causes directes du dépérissement, le constat de dysfonctionnement d’un pied de vigne ou le suivi précis de critères nécessaires à une étude scientifique (température, stress hydrique etc.), la valeur de ces données s’accroit lorsqu’elles sont partagées dans une logique de « réseau de réseaux »

Ambition n°4 : Pour une recherche répondant aux attentes de la filière, dans un partenariat renouvelé avec le monde scientifique.

En se dotant d’un plan de Recherche-Innovation-Développement pour les 5 à 10 années à venir, la filière affirme sa volonté de se saisir de son avenir et d’être un interlocuteur à part entière de la communauté scientifique. Cinq axes de recherche structurent ce plan, dans une démarche renouvelée avec la communauté scientifique et vers une recherche interdisciplinaire et globale autour du dépérissement: la relation entre rendement et longévité en lien avec les processus physiologiques, l’écosystème racinaire et les composantes du sol, la prévention et la maîtrise des risques biologiques, la maîtrise du matériel végétal, les leviers socio-économiques.