Une lutte minutieuse contre la flavescence dorée en Bourgogne

Une lutte minutieuse contre la flavescence dorée en Bourgogne
11 septembre 2017

Une lutte minutieuse contre la flavescence dorée en Bourgogne

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Depuis 2014, le BIVB finance des travaux portés par l’INRA de Bordeaux au travers du projet Fladorisk. L’objectif est de connaitre l’origine des foyers de Flavescence Dorée et d’évaluer le risque épidémique dans le vignoble bourguignon. La Bourgogne expérimente ainsi des méthodes et dispositifs qui permettent d’affiner l'évaluation du risque grâce à la génétique. En effet, les études de génotypage ont permis de mettre en évidence que les principaux foyers ainsi que près de 50 % des cas de pieds isolés correspondent au génotype de phytoplasme le plus répandu en Europe, FD2. Introduit en Bourgogne par l'intermédiaire de bois contaminés, ce génotype a été propagé par la cicadelle de la Flavescence dorée. Pour les autres cas isolés détectés, des génotypes atypiques du phytoplasme ont été identifiés. Ils proviendraient de plantes sauvages environnantes (aulne, clématite etc.).

Des collectes et des piégeages ont lieu dans la région afin d'identifier les insectes responsables du transfert entre ces plantes sauvage et la vigne, dont la fréquence est très faible. Même une fois transférés, certains de ces génotypes ont un risque de propagation entre pieds de vignes très limité puisque Scaphoideus titanus, principal agent de l'épidémie, ne peut pas les propager.

 

Le phytoplasme responsable de la flavescence doreeLa cicadelle vectrice

Ces résultats, obtenus avec l'aide de différents acteurs de la lutte contre la maladie (responsables techniques, conseillers viticoles et vignerons) ont permis la mise en place, dès 2015, de zones expérimentales à zéro traitement sur deux sites où un génotype non-épidémique avait été détecté. Les mesures prophylactiques, telles que la prospection et l’arrachage de ces pieds contaminés ont été maintenues sur ces sites, sans qu'aucun traitement insecticide contre la cicadelle ne soit appliqué. Les prospections n’ont pas révélé par la suite de nouveaux pieds contaminés. L'expérimentation s'est poursuivie en 2016. Validée et généralisée, cette technique pourra permettre d'aménager la lutte obligatoire.

Les équipes vont poursuivre leurs travaux avec le projet Co-Act dans le cadre du Plan national Dépérissement du vignoble.

Consultez aussi le site Stop-flavescence-bourgogne.

Photos ©BIVB ©Inra S.Guegen, JLherminier ©IFV

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