Flavescence dorée : gérer les vignes ensauvagées avec les riverains

Flavescence dorée : gérer les vignes ensauvagées avec les riverains
7 novembre 2018

Flavescence dorée : gérer les vignes ensauvagées avec les riverains

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Les connaissances sur la flavescence dorée sont relativement avancées : le phytoplasme responsable de la maladie est transmis par une cicadelle. En détruisant le vecteur, on stoppe la progression du virus. Cependant, la maladie demeure difficile à éradiquer, voire même à faire reculer.

L’objectif du projet Co-Act, piloté à l’Inra de Bordeaux par l’équipe de Sylvie Malembic, est d’explorer la manière dont les connaissances pourraient être approfondies et mieux utilisées collectivement.

Les GDON (Groupements de défense contre les organismes nuisibles) interviennent dans le projet, en tant qu’acteurs-clés de la mise en œuvre de la lutte et de la surveillance du territoire. Des municipalités sont aussi associées, pour sensibiliser les particuliers propriétaires de vignes ensauvagées sur la nécessité de supprimer ces réservoirs potentiels de maladie.

Brousailles vitisCartographie bords de GaronneVignes dans un jardin

Les particuliers sont en effet très concernés dans les zones viticoles, d’autant qu’ils sont peu sensibilisés à la problématique. Leurs jardins et leurs environs peuvent être des foyers de flavescence dorée car ils abritent des Vitis et des repousses de porte-greffe. C’est le cas surtout quand jardins et habitations sont très proches des parcelles de vigne.

Une enquête a été menée en 2018 avec la collaboration des GDON et des mairies auprès de 205 particuliers dans 2 communes viticoles de la Gironde. Un livret d’information sur la flavescence dorée leur avait été distribué quelques semaines auparavant par la mairie. Bien que beaucoup d’enquêtés ne se sentent pas concernés, 25 % d’entre eux ont lu le livret et déclarent l’avoir bien compris. Ils sont près de 63 % à connaître la flavescence dorée mais 81 % ne connaissent pas la réglementation associée à la maladie.

Suite à ce travail de sensibilisation et d’enquête, 4 % ont réalisé une action de gestion alors qu’ils sont 25 % à posséder de la vigne chez eux d’après la cartographie réalisée sur la commune.

La communication sur la sujet et la mise en relation des viticulteurs et des riverains ne peut que permettre d’améliorer la lutte contre la flavescence dorée. Le livret VitiObs a permis d’expliquer et de légitimer auprès des riverains les traitements obligatoires.

Rédaction : HM

Photos : BIVB, Inra Bordeaux

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