Diagnostic des bas rendements dans un réseau de parcelles du Sud-Est

Diagnostic des bas rendements dans un réseau de parcelles du Sud-Est
2 mai 2018

Diagnostic des bas rendements dans un réseau de parcelles du Sud-Est

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Le dépérissement est une problématique multifactorielle, ce qui le rend d'autant plus complexe à diagnostiquer et à comprendre. Le diagnostic des situations de bas rendements est un des axes du projet de recherche LONGVI, lauréat de l'appel à projet du Plan Dépérissement en 2017.

Ce travail a été effectué dans un réseau de parcelles situées dans quatre secteurs du sud-est. A l'échelle de la parcelle, entre 25 et 50% d'entre elles ont des bas rendements (c'est-à-dire inférieur à l'objectif fixé). Si l'on compare les années, entre 10 et 20% des parcelles ont des rendements systématiques faibles ou élevés. La majorité fluctue, ce qui suggère que les bas rendements ont des causes pérennes et annuelles.

Cette enquête de terrain a aussi permis de déterminer que l'âge de la parcelle était un facteur important, mais aussi l'exploitation, car toutes ne sont pas touchées de la même manière.

Les facteurs influençant le rendement sont nombreux et de nature très variée : génotype, pratiques culturales, climat, maladies annuelles, dépérissement etc. L'objectif du projet est de tester une méthodologie de terrain qui pourra permettre à terme de hiérarchiser les causes des bas rendements à l'échelle nationale ou régionale. Pour tester la méthode, une "photographie" des causes de bas rendements a été faite sur une année, un cépage et dans un secteur donnée. Cette enquête passe d'abord par un diagnostic agronomique, elle sera complétée par l'étude des pratiques culturales et donc des choix d'exploitation.

MillerandageCourt-nouéCarence en Potassium

Sur le réseau de 30 parcelles sélectionnées dans le Vaucluse, non représentatif, ressortent des facteurs principaux (les plus fréquents et les plus impactant) mais aussi des facteurs secondaires (moins fréquents mais ponctuellement impactant). Les 4 facteurs principaux identifiés sont le court-noué, la coulure (pas nécessairement liée au court-noué), les manquants/improductifs et la charge en bourgeons laissée à la taille liée à une taille trop courte ou à des mortalité de bras). Parmi les facteurs secondaires, on retrouve les problèmes d'alimentation hydrique et/ou azotée, les maladies du bois, les maladies cryptogamiques et les carences en potassium. Tous ces facteurs peuvent être cumulés sur une parcelle. Les premiers résultats (2017) sur les réseaux de parcelles du Beaujolais, de la Drôme et de l'Hérault montrent un impact surprenant, non anticipé, du court-noué et de la sécheresse.

Merci à M. Claverie, IFV Orange

Photos IFV, Inra G.Pacros

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