Evaluation de la pratique de la jachère dans la lutte contre le court-noué

Evaluation de la pratique de la jachère dans la lutte contre le court-noué
20 avril 2017

Evaluation de la pratique de la jachère dans la lutte contre le court-noué

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Le court-noué est une des maladies du dépérissement. Elle affecte la longévité des ceps, le potentiel de production et la qualité des raisins. Deux tiers du vignoble français sont touchés dont un tiers très fortement. Le virus est transmis par le nématode Xiphinema index. Une des alternatives à l’utilisation des produits de synthèse est le recours à la jachère à base de plantes défavorables pour ce nématode. Retour sur des travaux d’évaluation de cette méthode.

La première phase d’un projet national FranceAgriMer, impliquant de nombreux partenaires et co-financé par le BIVB et le CIVB,  sur l’évaluation de la pratique de la jachère dans la lutte contre le court-noué a donné lieu à des résultats mitigés quant à l’efficacité de cette méthode. Des plantes sélectionnées en conditions contrôlées en région bordelaise ont été testées dans d’autres vignobles sur le terrain. Dans la majorité des cas, les couverts végétaux testés permettent de réduire le nombre de nématodes. Avoine, luzerne et vesce velue ont entraîné une réduction des populations de Xyphinema index dans le sol, avec de meilleurs résultats pour la luzerne mais des réponses plus constantes avec l’avoine.

Le recours à la jachère avec ce type de plantes n’est qu’une étape. Seule la gestion intégrée de la maladie incluant la dévitalisation, le repos du sol et l’utilisation de matériel végétal sain pourra permettre de limiter la progression du court-noué dans le vignoble.

Pour en savoir plus consulter la fiche projet.

 

  

Crédit photos : Chambre d’Agriculture de l’Yonne

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