Val de Loire : une région mobilisée dans la lutte contre les dépérissements

Val de Loire : une région mobilisée dans la lutte contre les dépérissements
25 octobre 2017

Val de Loire : une région mobilisée dans la lutte contre les dépérissements

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Le dépérissement des vignes touche l’ensemble des vignobles, et si les causes principales peuvent varier d’une région à une autre, les conséquences sont les mêmes pour tous : l’affaiblissement de notre compétitivité par une dégradation de notre outil de production. La création du Plan National de lutte contre les Dépérissements de la Vigne est indispensable pour faciliter la mutualisation de nos expériences, de nos adaptations, voire des premières solutions qui émergeraient localement. Si la logique du Plan réside sur une coordination nationale et un financement mutualisé, sa réussite ne se fera que par une implication importante de tous les Bassins Viticoles. Ces derniers doivent alimenter le niveau national de leurs propres avancés, et se nourrir de l’expérience des autres pour expérimenter de nouvelles idées de lutte ou d’adaptation.

En Val de Loire, la profession s’est mobilisée en finançant des recherches nationales et en réactivant en 2012 un observatoire régional sur les maladies du bois. Depuis l’année dernière, elle s’inscrit dans le cadre du Plan National en termes de financement et de coordination régionale via l’Interprofession, en termes d’initiatives pour la production de connaissances via ses organismes scientifiques et techniques. Pour chacune des ambitions du plan, le Val de Loire est donc investi, au niveau de la mobilisation des viticulteurs comme acteurs directs (projet MIV piloté par les Chambres d’Agricultures), de l’acquisition de références techniques sur la hiérarchisation des pertes de rendements (projet Longvi piloté par l’IFV), ou encore au niveau de l’amélioration de notre système de production et de diffusion du matériel végétal (plan régional de renouvellement des vignes mères de pré-multiplication et de multiplication). Il s’agit d’une implication à long terme car les recherches devront se poursuivre sur plusieurs années avant d’aboutir à une stratégie de lutte véritablement efficace. En attendant l’arrivée de solutions découlant des différents programmes de recherche entamés depuis quelques années, des bénéfices peuvent d’ores et déjà être au rendez-vous en mutualisant nos stratégies d’adaptation.

 

Olivier Brault
Président de la commission technique d'InterLoire

 

Crédits Photos : ©Interloire - Stevers Fremont

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