Gestion des vignes non cultivées, réservoirs potentiels de Flavescence dorée

Gestion des vignes non cultivées, réservoirs potentiels de Flavescence dorée

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Ajoutée le 03/10/2019

Contribution de recherche

Gestion des vignes non cultivées, réservoirs potentiels de Flavescence dorée

Expérimentations collectives en Bordelais pour la gestion des vignes non cultivées. Premiers résultats des travaux menés dans le cadre du programme Co-Act.

  • INRA BFP
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La première action du programme Co-Act est d'évaluer et de prévenir les risques biologiques afin d’optimiser les stratégies de gestion de la Flavescence dorée. Retrouvez ici la fiche décrivant les premiers résultats.

Les expérimentations ont été menées sur les communes viticoles de Béguey, Rions, Ste Croix du Mont et Barsac, sur les deux rives de la Garonne en Gironde. Sur ces zones, malgré la lutte obligatoire, des foyers chroniques de Flavescence Dorée sont présents depuis plus de 10 ans.
Les repousses de porte-greffe sont présentes en densité élevée. Elles peuvent héberger le vecteur S.titanus capable de migrer au stade adulte vers les parcelles cultivées situées à proximité (Lessio et al. 2014); selon l’étude de Lessio, 80% des individus se déplacent sur une distance inférieure à 30m des reprises de porte-greffe, mais on peut en retrouver jusqu’à 300 m. Les reprises de porte-greffe peuvent également être porteuses du phytoplasme flavescence dorée en concentration élevée sans présenter les symptômes de la maladie(Eveillard et al. 2016). Des situations équivalentes ont été décrites dans d’autres régions comme en Rhône-Alpes (source SRALRA) ou dans le Piémont Italien (Rossi et al.2019). Nous confirmons donc que ces Vitis constituent un réservoir de flavescence dorée avec un risque important de recontamination de vignobles assainis ou en voie d’assainissement et limitent fortement l’efficacité des mesures de lutte.

L'équipe de recherche Co-Act a confirmé que dans les zones contaminées, les vignes non cultivées présentes dans l’environnement des vignobles peuvent constituer des réservoirs de flavescence dorée et limiter fortement l’efficacité des mesures de lutte. Ces vignes peuvent être présentes sur des terrains de particuliers mais sont issues des activités viticoles ou de l’arrêt de ces activités avec l’apparition de friches et de territoires qui s’urbanisent. La gestion de la flavescence dorée ne doit donc plus être exclusivement centrée sur les vignobles et les viticulteurs avec une nécessité de prise en compte de nouveaux terrains et de nouveaux acteurs. Cette étude a également mis en évidence le rôle clé des GDON et des collectivités locales pour la sensibilisation et la diffusion de l’information auprès de différents publics, avec des actions à enclencher de mise en relation des viticulteurs et des riverains autour d’une ambition commune de réduction des pesticides.

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